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Librairie Francaise
Salon International du livre d'Abu Dhabi 15-20 mars 2011
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Kenizé Mourad a le souffle épique des grands romans historiques...
Là où les tigres sont chez eux
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Jean-Maris Blas de Roblès,
éd. J'ai Lu
« Lorsque le correspondant de presse Eléazard von Wogau reçoit la biographie inédite d'Athanase Kircher, célèbre savant jésuite de l'époque baroque, il se lance sur ses traces, entraînant avec lui maints personnages aussi surprenants qu'extravagants.
Véritable épopée, grand roman d'aventures, fresque étrange et flamboyante, où de minuscules intrigues se répondent et tissent une histoire du Brésil à l'aube du XXIe siècle… »

L’auteur …..Archéologue passionné, globe-trotter et polyglotte. Jean-Marie Blas de Roblès a travaillé dix ans sur ce roman, acclamé par la critique et récompensé notamment par le prix Jean Giono, le prix du roman Fnac et le prix Médicis 2008.

Arabesques
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Henriette Walter, Bassam Baraké
éd. Point Seuil

L'aventure de la langue arabe en Occident...
Saviez-vous qu'il existe des centaines de mots arabes d'origine française, des centaines de mots français venus de l'arabe ?
Lointaines par leurs origines, ces deux langues s'enrichissent depuis plus d'un millénaire.
Influences culturelles, références historiques et anecdotes ludiques : voici la belle histoire des rencontres de l'Orient et de l'Occident.
Vénus Khoury-Ghata, entre poésie et roman ...
Patrick Chamoiseau ... Culture et Héritage ... Prix Goncourt 1992
Strom tome 1 & tome 2
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Strom tome 1 "Le collectionneur"
Strom tome 2 "Les portails d'outre-temps"
Benoît et Emmanuelle de Saint-Chamas
éd. Nathan

Dans les sous-sols du Louvre, une société occulte oeuvre pour protéger l'humanité : la confrérie des Chevaliers de l'Insolite.
Elle préserve le secret de l'existence de mondes insoupçonnés, invisibles au commun des mortels. Aujourd'hui, l'organisation recrute la prochaine génération de chevaliers. Raphaël et Raphaëlle sont de ceux-là. Maîtrise des sciences paranormales, télépathie, lévitation, les jumeaux développent, en parallèle de leur vie de collégiens ordinaires, les capacités inexplorées de leur esprit. Désormais initiés aux pouvoirs du Strom, ils se lancent bientôt à la recherche d'un objet précieux, dérobé à la confrérie par un mystérieux collectionneur...

tome 2 .......Il y a certains secrets qu'il est préférable de taire, certaines portes qu'il vaut mieux laisser fermées.
Ainsi, depuis des siècles, et grâce aux pouvoirs du Strom, la confrérie des Chevaliers de l'Insolite cache l'existence de portails ouvrant sur l'inconnu. Membres de la future génération de chevaliers, Raphaël et Raphaëlle découvrent l'un de ces passages: un portail d'outre-temps, qui permet de voyager dans le passé - au risque de ne jamais revenir...
Neige Fondation tome 1
Le sang des innocents
Didier Convard, Eric Adam , Didier Poli (Illustrateur) , Jean-Baptiste Hostache (Illustrateur)
éd. Glénat

Le Sang des Innocents est le premier tome du préquel de la série culte créée par Didier Convard et Christian Gine, qui avait révolutionné les règles de la science-fiction dans les années 80.
Neige, le héros de cette grande saga écologique, conservait cependant sa part d'ombre... Toute quête a ses racines, celles de l'enfant sans mémoire plongeaient déjà dans le sang avant sa naissance... Avec la touche de profond humanisme que l'on connaît à Didier Convard, et la poésie de son coauteur Eric Adam, Neige offre une vision lucide et implacable de l'Homme placé dans des conditions de survie extrême, illustrée par le trait inspiré et expressif de Didier Poli et Jean-Baptiste Hostache.
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Kalimagier
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Nadia Roman,
éd. du Ricochet

Le français et l'arabe se sont enrichis mutuellement au gré des échanges entre les peuples.
Aspirine, clinique, docteur, guitare, momie, nénuphar, zénith... les mots sont bien là pour l'attester.Dans la valise du Kalimagier ( “Kali”= “mot” en arabe, et “Imagier” = « livre d’images » en français), une centaine de mots passent les frontières, s'adaptent d’une langue à l'autre. Ils s'enlacent et consolident notre culture commune. Un ouvrage en coédition avec Lazhari Labter Editions.
Petit shoe de Boutville
Krystel Abimeri, Joëlle Achkar
éd. Dergham

"Krystel Abimeri et Joëlle Achkar ont joint plume et pinceau pour éveiller l’imaginaire des enfants, et l’enfant qui sommeille en nous. Ce coup de baguette magique porte le merveilleux titre de Petit Shoe de Boutville, un livre grand format publié aux éditions Dergham.
Boutville se trouve notamment Shoe, le personnage principal, qui comme son nom l’indique, est une chaussure, symbolisant promenade et balade. "Il ne s’agit pas vraiment d’un livre qui défend l’environnement, mais il y a une sorte de message implicite : ne pas gaspiller, réutiliser, réinventer les objets".
Le lecteur est appelé à s’arrêter sur mille et un détails, une rime, un prénom, un jeu de mots, mais aussi sur les illustrations de Joëlle : de magnifiques dessins qui se déclinent en fresques, en couleurs ou même en noir et blanc. Vous ne saurez où poser votre regard, jonglant entre texte et illustration."
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Nicole Lambert, scénariste et illustratrice ...
Prix Littéraires 2010
Les Prix Littéraires 2010 vous donnent rendez-vous à Culture&Co...
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« Michel Houellebecq a été couronné par le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français pour lequel il était régulièrement cité depuis dix ans, pour son roman «La carte et le territoire» (Flammarion).
Depuis son premier roman «Extension du domaine de la lutte» en 1994, l'auteur quinquagénaire, souvent qualifié de professeur de désespoir, décrit avec une froideur clinique la misère affective et sexuelle de l'homme moderne, sa solitude absolue. »
Dans «La carte et le territoire», son cinquième roman, salué par une critique quasi unanime, Houellebecq éreinte l'art, l'amour, l'argent, les «people», ironise sur la campagne française et met en scène avec sadisme son assassinat.

Virginie Despentes reçoit le Prix Renaudot 2010 pour son roman Apocalypse bébé (éd. Grasset).
« Anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent, Lucie, la narratrice, est engagée pour retrouver une adolescente énigmatique et difficile, Valentine Galtan, perdue sur un quai de métro parisien par sa grand-mère. Lucie va faire équipe avec la Hyène, une collègue aux méthodes radicales, pour tenter de retrouver Valentine à Barcelone... »

Le prix Renaudot de l'essai 2010 a été décerné au premier tour à Mohamed Aïssaoui pour L'Affaire de l'esclave Furcy (Gallimard), récit du procès de 27 ans qu'un esclave de l'île de la Réunion fit à son maître pour réclamer sa liberté, trente ans avant l'abolition de 1848.
Par ailleurs, le Renaudot du livre de poche 2010 est allé à Fabrice Humbert pour "L'origine de la violence" (Livre de Poche).

Le Prix Femina 2010 a récompensé La vie est brève et le désir sans fin (P.O.L) de Patrick Lapeyre. Sofi Oksanen reçoit le Prix Femina étranger 2010 pour Purge (Stock) et Jean-Didier Vincent est récompensé du Prix Femina essai pour Elisée Reclus (Laffont).

Le prix Interallié 2010 a été attribué au journaliste suisse Jean-Michel Olivier pour son roman L'amour nègre.

A l'occasion du 23eme Prix Goncourt des Lycéens, Mathias Enard est récompensé pour son roman Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants.

Naissance d’un pont de Maylis de Kerangal (Verticales) a été élu Prix Médicis 2010.
David Vann (Sukkwan Island, Gallmeister) est récompensé par le Prix Médicis étranger.
Michel Pastoureau (Les couleurs de nos souvenirs, Le Seuil) a reçu le Prix Médicis essai.

Jérôme Ferrari reçoit le Prix France Télévisions 2010 pour « Où j’ai laissé mon âme », éditions Actes Sud.
« 1957, Alger. Le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani avec lequel il a affronté l'horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais, les victimes sont devenues bourreaux. Autour de Tahar, figure christique de la rébellion, les deux hommes devront trouver les armes pour braver leurs trahisons intimes… »

Le Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2010 a été décerné à Eric Faye ... L’écrivain de la mesure et de la sobriété a été récompensé pour son roman nippon, Nagasaki (éd. Stock), après 20 années d’écriture. Dans Nagasaki, il raconte la vie d’un homme seul hanté par la solitude qui subit soudainement des choses étranges chez lui...

Le Prix de Nobel de Littérature 2010 a récompensé l'auteur hispano-péruvien Marios Vargas Llosa pour "sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec". C’est en effet un thème qui parcourt son oeuvre. On pourra ainsi lire La fête au Bouc, la guerre de la fin du monde, ou encore La ville et les chiens, son premier roman qui connût un succès mondial, traduit dans plus de trente langues.

Le Prix Polar International 2010 décerné à Keigo Higashino pour son roman La maison où je suis mort autrefois publié aux éditions Actes Sud ... Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur de nombreux romans, il est l’une des figures majeures du polar japonais. La Maison où je suis mort autrefois est le premier publié en France.

L'affaire de l'esclave Furcy
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Mohammed Aïssaoui, éd. Gallimard

Prix Renaudot essai 2010

L'histoire de Furcy, un esclave de 31 ans qui en octobre 1817, sur l'île de La Réunion, intente un procès à son maître pour exiger sa liberté.
Nagasaki
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Eric Faye, éd. Stock

Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2010

« Clandestine depuis un an. Il s’étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu’une inconnue déambulait chez lui en son absence. »

Un simple fait divers dans un quotidien du matin à Nagasaki. Tout commence par des disparitions, en effet, des déplacements d’objets. Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. C’est un homme ordinaire, qui rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure.
Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit...
La vie est brève le désir sans fin
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Patrick Lapeyre, éd. POL

Prix Femina 2010

La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l'amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l'un marié, à Paris, l'autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l'un à l'autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent. Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l'histoire d'une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout.

Mario Varga Llosa
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Prix Nobel de Littérature 2010

Mario Vargas Llosa a été récompensé "pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses représentations incisives de la résistance, de la révolte et de la défaite de l'individu".
Cet auteur natif du sud du Pérou est le premier écrivain latino-américain couronné par le Nobel de littérature depuis son attribution au Mexicain Octavio Paz en 1990.
"Le seul Péruvien à avoir gagné le Nobel : voici un titre qu'il va probablement garder un bon moment. Pour la majorité de la population péruvienne, la littérature commence et meurt avec lui", écrit le quotidien de Lima en retraçant la vie de cet auteur qui possède également la nationalité espagnole.”


L'amour nègre
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Jean-Michel Olivier,
éd. De Fallois

Prix Interallié 2010

L'amour nègre raconte l'histoire du petit Moussa/Adam, né dans la misère en Afrique. A onze ans, il est échangé par son père contre une TV à écran plasma et adopté par un couple d’acteurs, beaux, jeunes, riches et célèbres. Adam découvre le glamour, le désœuvrement et les paradis artificiels. Mais il multiplie les incartades. Pour le punir, le couple l'envoie chez un acteur qui vante les mérites d'une capsule de café. Ce double de l'acteur George Clooney vit le plus souvent dans son archipel polynésien, en compagnie d'un gourou New Age. Après un drame dont il n'est pas responsable, Adam s'enfuit dans un paradis asiatique où il fait la connaissance d'une banquière suisse adepte du tourisme sexuel. Elle le ramène à Genève. Là, il rencontre un homme qui lui apprend à se rendre indispensable auprès de dames esseulées...


La maison où je suis mort autrefois
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Keigo Higashino,
éd. Actes Sud

Prix du Polar International 2010

Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d'elle au berceau, faisant ses premiers pas...
Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques...

Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D'une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.

Naissance d'un pont
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Maylis de Kerangal,
éd. Verticales

Prix Médicis 2010

« À l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte. »

Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, « à l’américaine », qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.
Sukkwan Island
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David Vann,
éd. Gallmeister


Prix Médicis étranger 2010

Ce premier roman absolument exceptionnel, terrible et captivant, commence dans la joyeuse promesse de grandes vacances sur fond de saumon au sucre brun et de sombres forêts de cèdres pour très vite se transformer en un suspense aux dimensions d’authentique tragédie.

Le premier mot
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Vassilis Alexakis,
éd. Stock


'Le Premier Mot' est avant tout l'histoire d'un homme, Miltiadis, né en Grèce et professeur de littérature comparée à Paris, qui aimerait connaître ce mot. Hélas, il meurt avant de l'avoir découvert. C'est sa soeur, une femme d'une soixantaine d'années, qui se chargera d'élucider l'énigme. Elle rencontrera des scientifiques de tous bords, qui lui parleront du cerveau humain, du langage des bébés, des chimpanzés et de l'Homo sapiens, de Darwin et des créationnistes, de Rousseau et d'un roi d'Égypte qui avait fait élever ses enfants loin du monde pour voir dans quelle langue ils s'exprimeraient spontanément.


Elisée Reclus
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Jean-Didier Vincent,
éd. Laffont


Prix Femina essai 2010

Élisée Reclus est né à Sainte-Foy-la-Grande, en 1830, dans une famille de quatorze enfants où il est élevé dans la crainte du péché par un père pasteur protestant. Il étudie en Allemagne, apprend quatre langues, s'intéresse très tôt à la géographie et traverse la France à pied. Après avoir été ouvrier agricole en Irlande, il part pour la Louisiane, découvre l'esclavagisme puis se rend en Colombie pour y créer une exploitation agricole.
De retour à Paris en 1857, il entre dans la Société de géographie, tâte de la franc-maconnerie et surtout milite dans les rangs anarchiques. Reclus, qui est profondément un homme de gauche, s'engage dans la Garde nationale pendant la Commune. À la suite des événements, il est condamné à la déportation mais, grâce à l'intervention d'une centaine de savants anglais et américains, il est seulement banni. Il part vivre en Suisse puis à Bruxelles, où il occupe une chaire de géographie et meurt en 1905. Qui était celui que Nadar, son ami, appelait « ce doux entêté de vertu » ?
L'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont la célèbre Nouvelle Géographie universelle et de centaines d'articles. Un intellectuel anarchiste qui, avec Bakounine et Kropotkine, forme le trépied de ce mouvement dont se réclament aujourd'hui encore les organisations anarchistes. L'inventeur de la géographie sociale, celui qui inclut l'homme dans le processus géographique. Un athée acharné (il se marie trois fois en dehors de l'Église ; ses idées sur le mariage et l'éducation sont très en avance sur son temps). Un homme à facettes multiples, fidèle et libre, un être original que Kropotkine décrivait comme « le type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du XVIIIe siècle ».
Les couleurs de nos souvenirs
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Michel Pastoureau,
éd. le Seuil

Prix Médicis essai 2010

Que reste-t-il des couleurs de notre enfance ? Quels souvenirs gardons-nous d'un lapin bleu, d'une robe rouge, d'un vélo jaune ? Ont-ils vraiment revêtu ces couleurs ? Plus Lard, lesquelles associons-nous a nos années d'études, à nos premières amours, à notre vie d'adulte ? Comment la couleur s'inscrit-elle dans le champ de la mémoire ? Comment est-elle capable de la stimuler ? de la transformer ? Ou bien, au contraire, comment est-elle victime de ses caprices ou de ses intermittences ? Pour tenter de répondre à ces questions - et à beaucoup d'autres -, Michel Pastoureau nous propose un journal chromatique s'étendant sur plus d'un demi-siècle (1950-2010). Souvenirs personnels, notations prises sur le vil, propos débridés, digressions savantes ou remarques propres à l'historien : ce livre retrace l'histoire récente des couleurs en France et en Europe. De nombreux champs d'observation sont parcourus ou évoqués : le vocabulaire et les laits de langue. la mode et le vêtement, les objets et les pratiques de la vie quotidienne. les emblèmes et les drapeaux, le sport, la littérature. la peinture, les musées et l'histoire de l'art. Ce journal, tour à tour ludique, poétique et nostalgique, est à la fois celui de l'auteur et celui de nos contemporains. Nous vivons dans un monde de plus en plus coloré où la couleur reste un lieu de mémoire, une source de plaisirs et, plus encore, une invitation au rêve.
Un océan de pavots
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Amitav Ghosh,
éd. Robert Laffont

Un homme se penche sur son enfance. Après le décès de son père et le départ de sa mère, il est élevé par ses grands-parents. Le grand-père, propriétaire terrien, juriste, mutilé de guerre et musulman d'une grande piété, s'efforce de lui inculquer les principes de l'islam tandis que sa grand-mère lui conte inlassablement des légendes issues de la tradition turque. Il se crée ainsi son propre imaginaire, hanté par le bien et le mal et les épisodes de la vie de Mahomet. Devenu adulte, il trouve, parmi les papiers de son grand-père décédé, un carnet de notes prises en Arabie pendant la Première Guerre mondiale, où celui-ci raconte comment il a dû combattre d'autres musulmans et défendre la ville sainte de Médine contre les arabes insurgés et alliés des Anglais.

Les soeurs Brelan
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François Vallejo,
Viviane Hamy

La position d'un individu au sein d'une fratrie détermine souvent son comportement face à l'existence, et ce bien qu’il s'évertue à contourner le rôle qu'on lui affecte ou, au contraire à s'y conformer totalement. A fortiori lorsqu'à l'instar d'une main au poker, les trois sœurs, puisque c'est de sœurs dont il est question ici, sont amputées prématurément de leurs parents. A défaut de full, on mange des brelans.

Marthe, l'aînée, tout juste majeure au moment de l'accès contraint des gamines à la condition d'orphelines, endosse le rôle de tuteur légal. Elle s'illustre par un trait de caractère qui ne la quittera plus : l'esprit de sacrifice, charriant son lot d'hôpitaux et de soins. Sabine, la puînée, se caractérise par un violent désir de reconnaissance, qui l'entraînera naturellement sur la pente de la réussite financière et du capitalisme décomplexé. Quant à Judith, la benjamine, elle sera contrainte de frapper très fort pour se débarrasser des oripeaux de son statut de « petite dernière » : radicalisme politique, attrait entretenu pour les marges...

On suivra les trois Brelan sur une période de quarante ans : une partie par sœur, dans l'ordre de naissance, s'attardant tour à tour à nous présenter l'accès de chacune à une autonomie relative (entrée dans le monde du travail, émancipation sexuelle systématiquement contrariée). Les sœurs divergent en couleur : pique, carreau, trèfle. Le cœur fait cruellement défaut, puisque les hommes qui croisent leur route sont systématiquement décevants, Vallejo se plaisant d'ailleurs visiblement à leur servir un très net dossier à charge. Pourtant, le Brelan de dames constitue, à terme et de manière incontestable, une entité propre, apte à résister contre les vents et marées d'événements toujours plus éprouvants. Un excellent conte, inspiré sur la durée.

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Les Filles d’Allah
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de Nedim Gürsel

Un homme se penche sur son enfance. Après le décès de son père et le départ de sa mère, il est élevé par ses grands-parents. Le grand-père, propriétaire terrien, juriste, mutilé de guerre et musulman d'une grande piété, s'efforce de lui inculquer les principes de l'islam tandis que sa grand-mère lui conte inlassablement des légendes issues de la tradition turque. Il se crée ainsi son propre imaginaire, hanté par le bien et le mal et les épisodes de la vie de Mahomet. Devenu adulte, il trouve, parmi les papiers de son grand-père décédé, un carnet de notes prises en Arabie pendant la Première Guerre mondiale, où celui-ci raconte comment il a dû combattre d'autres musulmans et défendre la ville sainte de Médine contre les arabes insurgés et alliés des Anglais.

L'Insomnie des étoiles
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Marc Dugain,
éd. Gallimard

Automne 1945, loin du Berlin occupé par les Alliés, une compagnie de militaires français dirigée par le capitaine Louyre investit le sud du pays. Sur le chemin menant à leur ville de destination une ferme isolée attire leur attention. Les soldats y font une double découverte : une adolescente hirsute qui vit là seule, comme une sauvage, et le corps calciné d'un homme. Incapable de fournir une explication sur les raisons de son abandon et la présence de ce cadavre, la jeune fille est mise aux arrêts. Contre l'avis de sa hiérarchie, le capitaine Louyre va s'acharner à connaître la vérité sur cette affaire, mineure au regard des désastres de la guerre, car il pressent qu'elle lui révélera un secret autrement plus capital.

C'est une chose étrange à la fin que le monde
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Jean d’Ormesson,
éd. Robert Laffont

Nous sommes des êtres vivants qui nous interrogeons sur ce que nous faisons là, sur ce qui s'est passé avant, sur ce qui arrivera après. Le coeur du problème est de savoir - ou de deviner, d'imaginer - si toute vie est absurde ou si le monde a un sens. Et une fois au moins, dans la vie de chacun d'entre nous, on peut penser que deux questions - et deux questions seulement - auxquelles il est difficile de se soustraire ne peuvent manquer de se poser ; La première est : Dieu existe-t-il ? La seconde est : qu'y a-t-il après la mort ? À ces deux questions, Jean d'Ormesson répond : moins invraisemblable que les systèmes inventés pour le remplacer, Dieu n'est pas impossible et il est permis d'espérer après la mort, quelque chose que les hommes ne peuvent ni concevoir ni imaginer et dont ils sont incapables de parler.

Soufi, mon amour
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Elif Shafak,
éd. Phebus

Ella Rubinstein a en apparence tout pour être heureuse : une jolie maison dans le Massachusetts, trois beaux enfants, un chien fidèle. Mais, à l’aube de ses quarante ans, elle se demande si elle n’est pas passée à côté d’elle-même. Les infidélités de son mari ne sont plus un mystère et les cours de cuisine du jeudi ne suffisent pas à exalter sa vie monotone. Décidée à reprendre une activité professionnelle, elle est engagée comme lectrice par un agent littéraire. Sa première mission : rédiger une note sur un manuscrit signé Aziz Z. Zahara. Ce roman, qui retrace la rencontre entre le poète Rûmi et le plus célèbre derviche du monde musulman, Shams de Tabriz, va être une révélation pour Ella. Au fil des pages, elle découvre le soufisme, le refus des conventions et la splendeur de l’amour. Cette histoire se révèle être le miroir de la sienne. Aziz – comme Shams l’a fait pour Rûmi sept siècles auparavant – serait-il venu la libérer ?
Fille de diplomate, Elif Shafak est née à Strasbourg en 1971. Elle a passé son adolescence en Espagne avant de s’établir en Turquie. Après des études en «?Gender and Women’s Studies?» et un doctorat en sciences politiques, elle a un temps enseigné aux États-Unis. Elle vit aujourd’hui à Istanbul. Internationalement reconnue, elle est notamment l’auteur de La Bâtarde d’Istanbul (Phébus, 2007), de Bonbon Palace (Phébus, 2008) et de Lait noir (Phébus, 2009). Soufi, mon amour est l’un des plus grands succès de librairie des dernières décennies en Turquie.
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 La collection ACTES NOIRS aux Éditions Actes Sud ... à découvrir
 Pour les amateurs de roman noir, de thrillers, de polar et de littérature policière en général.
"Marquée à la fois par le goût de la découverte et l'exigence d'une qualité littéraire chère à Actes Sud, la collection Actes Noirs publie, au rythme d'une douzaine de titres par an, des polars, romans noirs et thrillers français ou traduits de diverses langues,les plus connus sont notamment la saga Millenium de Stieg Larsson, Le tailleur de pierre de Camilla Lackberg ...
Acceptons, de gré ou contraints, et comme c'est le cas tous les jours dans la vie ordinaire, que le tragique peut découler de conditions sociales, de la haine, de la bêtise humaine, de l'invraisemblable ou de sinistres machinations ourdies par des proches.
Le monde est grave, les écrivains du noir le savent et le disent...."

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La carte et le territoire
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Michel Houellebecq, éd. Flammarion

Prix Goncourt 2010

Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël.

Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des 'métiers ', ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l'écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l'exercice de leur profession.

Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police.

Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n'émettra plus que des murmures.

L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne. 

Vincent Delecroix, écrivain et philosophe
Apocalypse Bébé
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Virginie Despentes, éd. Grasset

Prix Renaudot 2010

Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu. La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent, engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l'a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint à Barcelone cette mère qu'elle n'a jamais connue ?

Le mieux pour Lucie serait de faire équipe avec la Hyène, une 'privée 'aux méthodes radicales, une femme puissante, au corps souple plein d'une violence qui s'exprime par saccades : moyennant finances et aussi par amusement, La Hyène accepte le marché. Voici les collègues mal appariées, l'une lesbienne volcanique, l'autre hétéro à basse fréquence qui traversent la France et l'Espagne jusqu'à Barcelone à la recherche de la petite fugueuse.

Où j’ai laissé mon âme
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Jérôme Ferrari,
éd. Actes Sud

Prix France Télévision 2010

1957, Alger. Le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani avec lequel il a affronté l'horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais, les prisonniers passent des mains de Degorce à celles d'Andreani, d'un tortionnaire à l'autre : les victimes sont devenues bourreaux. Autour de Tahar, figure étonnamment christique de la rébellion, les deux hommes devront trouver les armes pour affronter leurs trahisons intimes.

Purge
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Sofi Oksan, Stock

Prix Femina étranger 2010

ce roman virtuose confronte une Russe et une Estonienne en proie à un passé douloureux qui va les unir. À travers leur histoire, elles mettent en lumière la résistance féminine durant l’occupation soviétique. Histoires tues, destins bâillonnés, peur et honte s'infiltrent dans ce récit qui dérange, captive et ne s'oublie pas.
Une forme de vie
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Amelie Nothomb. Albin Michel

Quotidiennement sollicitée par du courrier de ses lecteurs, Amélie va un jour tomber sur une lettre inattendue... Un G.I coincé en Irak l'appelle au secours pour tenter de survivre dans cette drôle de guerre. Pour se rebeller, ce white trash se goinfre de junk-food, arborant sa graisse comme une amoureuse enveloppante. Mue par son instinct de Saint-Bernard, l'écrivain lui répond en lui parlant de body-art. S'ensuit une relation épistolaire étrange...

Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants
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Mathias Enard,
éd.Actes Sud

Prix Goncourt des lycéens 2010

13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Léonard de Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel-Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué.

La fortune de Sila
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Fabrice Humbert

Paris, juin 1995. Dans un grand restaurant, un serveur est violemment frappé par un client. Autour de lui, personne n'intervient. Ni le couple russe qui contemple cette scène avec des sentiments mêlés, ni la femme du client en colère, ni les deux jeunes gens, deux Français, venus fêter une première embauche à la banque.
Une simple anecdote ? Pas même un fait divers ?
Dans le cours des vies, aucun événement, si minime soit-il, n'est anodin. Et la brutalité de l'un, l'indifférence ou la lâcheté des autres vont bientôt se révéler pour ce qu'elles sont vraiment : le premier signe de leur déclin.
De la chute du mur de Berlin à la crise financière de 2008, dans un monde façonné par l'argent, les destins croisés des acteurs de cette scène inaugurale, de l'oligarque russe au financier français en passant par le spéculateur immobilier, tissent peu à peu une toile. Et au centre de la toile, Sila, le serveur à terre, figure immobile autour de laquelle tout se meut.

Ouragan
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Laurent Gaudé, éd. Actes Sud

Le point de départ narratif est classique : un événement cataclysmique (ici, l'ouragan Katrina ; ailleurs, un naufrage, un tsunami, une pandémie, voire la disparition de 99% de l'espèce humaine) pousse un personnage ou un groupe de personnages, coupé(s) du monde, à se confronter à la fois à leur passé (examen de conscience), à leur présent (la survie) et à leur futur (envisager le retour à la normale, abandonner tout espoir ou construire une société nouvelle).

Cet Ouragan-ci s'abat sur la Nouvelle-Orléans, et sur une troupe de personnalités idéal-typiques : Josephine Linc. Steelson, « négresse » antédiluvienne qui sait autant qu'elle l'accepte que sa fin est proche – et avec la sienne, celle d'une culture, d'une Ville toute entière ; Keanu, fiancé fuyard, réalisant enfin, six ans trop tard, qu'il ne trouvera pas le bonheur dans le pétrole texan mais auprès de sa Rose ; Rose, donc, mère célibataire dont tout porte à croire que les événements la dépassent ; un révérend charitable, la main tendue vers les moins bien lotis ; enfin, une troupe de prisonniers, abandonnés dans la débâcle, pris au piège de leurs cellules inondées.

D'un côté, Katrina, qui avance irrémédiablement vers un but qu'elle seule connaît. De l'autre, la chose n'est plus un secret, des pouvoirs publics aux abonnés absents. Entre les deux, tous ces personnages, pris dans l'oeil du cyclone, balayés comme des fétus de paille, scrutés à la loupe, l'un après l'autre, par le microscope hypersensible de Laurent Gaudé.

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