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Les Prix Littéraires 2010 vous donnent rendez-vous à Culture&Co... |
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« Michel Houellebecq a été couronné par le Goncourt, le plus prestigieux des prix littéraires français pour lequel il était régulièrement cité depuis dix ans, pour son roman «La carte et le territoire» (Flammarion). Depuis son premier roman «Extension du domaine de la lutte» en 1994, l'auteur quinquagénaire, souvent qualifié de professeur de désespoir, décrit avec une froideur clinique la misère affective et sexuelle de l'homme moderne, sa solitude absolue. » Dans «La carte et le territoire», son cinquième roman, salué par une critique quasi unanime, Houellebecq éreinte l'art, l'amour, l'argent, les «people», ironise sur la campagne française et met en scène avec sadisme son assassinat. Virginie Despentes reçoit le Prix Renaudot 2010 pour son roman Apocalypse bébé (éd. Grasset). « Anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent, Lucie, la narratrice, est engagée pour retrouver une adolescente énigmatique et difficile, Valentine Galtan, perdue sur un quai de métro parisien par sa grand-mère. Lucie va faire équipe avec la Hyène, une collègue aux méthodes radicales, pour tenter de retrouver Valentine à Barcelone... » Le prix Renaudot de l'essai 2010 a été décerné au premier tour à Mohamed Aïssaoui pour L'Affaire de l'esclave Furcy (Gallimard), récit du procès de 27 ans qu'un esclave de l'île de la Réunion fit à son maître pour réclamer sa liberté, trente ans avant l'abolition de 1848. Par ailleurs, le Renaudot du livre de poche 2010 est allé à Fabrice Humbert pour "L'origine de la violence" (Livre de Poche). Le Prix Femina 2010 a récompensé La vie est brève et le désir sans fin (P.O.L) de Patrick Lapeyre. Sofi Oksanen reçoit le Prix Femina étranger 2010 pour Purge (Stock) et Jean-Didier Vincent est récompensé du Prix Femina essai pour Elisée Reclus (Laffont). Le prix Interallié 2010 a été attribué au journaliste suisse Jean-Michel Olivier pour son roman L'amour nègre. A l'occasion du 23eme Prix Goncourt des Lycéens, Mathias Enard est récompensé pour son roman Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants. Naissance d’un pont de Maylis de Kerangal (Verticales) a été élu Prix Médicis 2010. David Vann (Sukkwan Island, Gallmeister) est récompensé par le Prix Médicis étranger. Michel Pastoureau (Les couleurs de nos souvenirs, Le Seuil) a reçu le Prix Médicis essai. Jérôme Ferrari reçoit le Prix France Télévisions 2010 pour « Où j’ai laissé mon âme », éditions Actes Sud. « 1957, Alger. Le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani avec lequel il a affronté l'horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais, les victimes sont devenues bourreaux. Autour de Tahar, figure christique de la rébellion, les deux hommes devront trouver les armes pour braver leurs trahisons intimes… » Le Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2010 a été décerné à Eric Faye ... L’écrivain de la mesure et de la sobriété a été récompensé pour son roman nippon, Nagasaki (éd. Stock), après 20 années d’écriture. Dans Nagasaki, il raconte la vie d’un homme seul hanté par la solitude qui subit soudainement des choses étranges chez lui... Le Prix de Nobel de Littérature 2010 a récompensé l'auteur hispano-péruvien Marios Vargas Llosa pour "sa cartographie des structures du pouvoir et ses images aiguisées de la résistance de l'individu, de sa révolte et de son échec". C’est en effet un thème qui parcourt son oeuvre. On pourra ainsi lire La fête au Bouc, la guerre de la fin du monde, ou encore La ville et les chiens, son premier roman qui connût un succès mondial, traduit dans plus de trente langues. Le Prix Polar International 2010 décerné à Keigo Higashino pour son roman La maison où je suis mort autrefois publié aux éditions Actes Sud ... Keigo Higashino est né en 1958 à Osaka. Auteur de nombreux romans, il est l’une des figures majeures du polar japonais. La Maison où je suis mort autrefois est le premier publié en France.
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L'affaire de l'esclave Furcy |
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Mohammed Aïssaoui, éd. Gallimard Prix Renaudot essai 2010 L'histoire de Furcy, un esclave de 31 ans qui en octobre 1817, sur l'île de La Réunion, intente un procès à son maître pour exiger sa liberté. |
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Eric Faye, éd. Stock Grand Prix du Roman de l'Académie Française 2010 « Clandestine depuis un an. Il s’étonnait de voir des aliments disparaître de sa cuisine : un quinquagénaire célibataire des quartiers sud a installé une caméra et constaté qu’une inconnue déambulait chez lui en son absence. » Un simple fait divers dans un quotidien du matin à Nagasaki. Tout commence par des disparitions, en effet, des déplacements d’objets. Shimura-san vit seul dans une maison silencieuse qui fait face aux chantiers navals de Nagasaki. C’est un homme ordinaire, qui rejoint chaque matin la station météorologique de la ville en maudissant le chant des cigales, déjeune seul et rentre tôt dans une retraite qui n’a pas d’odeur, sauf celle de l’ordre et de la mesure. Depuis quelque temps déjà, il répertorie scrupuleusement les niveaux et les quantités de nourriture stockée dans chaque placard de sa cuisine. Dans ce monde contre lequel l’imprévu ne pouvait rien, un bouleversement s’est produit...
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La vie est brève le désir sans fin |
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Patrick Lapeyre, éd. POL Prix Femina 2010 La vie est brève et le désir sans fin est un livre sur les affres de l'amour, vues du point de vue masculin. Il met en scène deux hommes, l'un marié, à Paris, l'autre pas, à Londres, tous les deux amoureux de la même femme, assez énigmatique, et qui va de l'un à l'autre. Il y a celui qui hésite, et celui qui attend, tous les deux souffrent. Comment choisir ? Qui choisir ? Ce roman est l'histoire d'une inépuisable et inéluctable souffrance amoureuse plus forte que tout. |
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Prix Nobel de Littérature 2010 Mario Vargas Llosa a été récompensé "pour sa cartographie des structures du pouvoir et ses représentations incisives de la résistance, de la révolte et de la défaite de l'individu". Cet auteur natif du sud du Pérou est le premier écrivain latino-américain couronné par le Nobel de littérature depuis son attribution au Mexicain Octavio Paz en 1990. "Le seul Péruvien à avoir gagné le Nobel : voici un titre qu'il va probablement garder un bon moment. Pour la majorité de la population péruvienne, la littérature commence et meurt avec lui", écrit le quotidien de Lima en retraçant la vie de cet auteur qui possède également la nationalité espagnole.”
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Jean-Michel Olivier, éd. De Fallois Prix Interallié 2010 L'amour nègre raconte l'histoire du petit Moussa/Adam, né dans la misère en Afrique. A onze ans, il est échangé par son père contre une TV à écran plasma et adopté par un couple d’acteurs, beaux, jeunes, riches et célèbres. Adam découvre le glamour, le désœuvrement et les paradis artificiels. Mais il multiplie les incartades. Pour le punir, le couple l'envoie chez un acteur qui vante les mérites d'une capsule de café. Ce double de l'acteur George Clooney vit le plus souvent dans son archipel polynésien, en compagnie d'un gourou New Age. Après un drame dont il n'est pas responsable, Adam s'enfuit dans un paradis asiatique où il fait la connaissance d'une banquière suisse adepte du tourisme sexuel. Elle le ramène à Genève. Là, il rencontre un homme qui lui apprend à se rendre indispensable auprès de dames esseulées...
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La maison où je suis mort autrefois |
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Keigo Higashino, éd. Actes Sud Prix du Polar International 2010 Sayaka Kurahashi va mal. Mariée à un homme d'affaires absent, mère d'une fillette de trois ans qu'elle maltraite, elle a déjà tenté de mettre fin à ses jours. Et puis il y a cette étonnante amnésie : elle n'a aucun souvenir avant l'âge de cinq ans. Plus étrange encore, les albums de famille ne renferment aucune photo d'elle au berceau, faisant ses premiers pas... Quand, à la mort de son père, elle reçoit une enveloppe contenant une énigmatique clef à tête de lion et un plan sommaire conduisant à une bâtisse isolée dans les montagnes, elle se dit que la maison recèle peut-être le secret de son mal-être. Elle demande à son ancien petit ami de l'y accompagner. Ils découvrent une construction apparemment abandonnée. L'entrée a été condamnée. Toutes les horloges sont arrêtées à la même heure. Dans une chambre d'enfant, ils trouvent le journal intime d'un petit garçon et comprennent peu à peu que cette inquiétante demeure a été le théâtre d'événements tragiques... Keigo Higashino compose avec La Maison où je suis mort autrefois un roman étrange et obsédant. D'une écriture froide, sereine et lugubre comme la mort, il explore calmement les lancinantes lacunes de notre mémoire, la matière noire de nos vies, la part de mort déjà en nous.
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Maylis de Kerangal, éd. Verticales Prix Médicis 2010 « À l’aube du second jour, quand soudain les buildings de Coca montent, perpendiculaires à la surface du fleuve, c’est un autre homme qui sort des bois, c’est un homme hors de lui, c’est un meurtrier en puissance. Le soleil se lève, il ricoche contre les façades de verre et d’acier, irise les nappes d’hydrocarbures moirées arc-en-ciel qui auréolent les eaux, et les plaques de métal taillées en triangle qui festonnent le bordé de la pirogue, rutilant dans la lumière, dessinent une mâchoire ouverte. » Ce livre part d’une ambition à la fois simple et folle : raconter la construction d’un pont suspendu quelque part dans une Californie imaginaire à partir des destins croisés d’une dizaine d’hommes et femmes, tous employés du gigantesque chantier. Un roman-fleuve, « à l’américaine », qui brasse des sensations et des rêves, des paysages et des machines, des plans de carrière et des classes sociales, des corps de métiers et des corps tout court.
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David Vann, éd. Gallmeister Prix Médicis étranger 2010 Ce premier roman absolument exceptionnel, terrible et captivant, commence dans la joyeuse promesse de grandes vacances sur fond de saumon au sucre brun et de sombres forêts de cèdres pour très vite se transformer en un suspense aux dimensions d’authentique tragédie.
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Jean-Didier Vincent, éd. Laffont Prix Femina essai 2010 Élisée Reclus est né à Sainte-Foy-la-Grande, en 1830, dans une famille de quatorze enfants où il est élevé dans la crainte du péché par un père pasteur protestant. Il étudie en Allemagne, apprend quatre langues, s'intéresse très tôt à la géographie et traverse la France à pied. Après avoir été ouvrier agricole en Irlande, il part pour la Louisiane, découvre l'esclavagisme puis se rend en Colombie pour y créer une exploitation agricole. De retour à Paris en 1857, il entre dans la Société de géographie, tâte de la franc-maconnerie et surtout milite dans les rangs anarchiques. Reclus, qui est profondément un homme de gauche, s'engage dans la Garde nationale pendant la Commune. À la suite des événements, il est condamné à la déportation mais, grâce à l'intervention d'une centaine de savants anglais et américains, il est seulement banni. Il part vivre en Suisse puis à Bruxelles, où il occupe une chaire de géographie et meurt en 1905. Qui était celui que Nadar, son ami, appelait « ce doux entêté de vertu » ? L'auteur d'une trentaine d'ouvrages dont la célèbre Nouvelle Géographie universelle et de centaines d'articles. Un intellectuel anarchiste qui, avec Bakounine et Kropotkine, forme le trépied de ce mouvement dont se réclament aujourd'hui encore les organisations anarchistes. L'inventeur de la géographie sociale, celui qui inclut l'homme dans le processus géographique. Un athée acharné (il se marie trois fois en dehors de l'Église ; ses idées sur le mariage et l'éducation sont très en avance sur son temps). Un homme à facettes multiples, fidèle et libre, un être original que Kropotkine décrivait comme « le type du vrai puritain dans sa manière de vivre et, au point de vue intellectuel, le type du philosophe encyclopédiste français du XVIIIe siècle ».
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Les couleurs de nos souvenirs |
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Michel Pastoureau, éd. le Seuil Prix Médicis essai 2010 Que reste-t-il des couleurs de notre enfance ? Quels souvenirs gardons-nous d'un lapin bleu, d'une robe rouge, d'un vélo jaune ? Ont-ils vraiment revêtu ces couleurs ? Plus Lard, lesquelles associons-nous a nos années d'études, à nos premières amours, à notre vie d'adulte ? Comment la couleur s'inscrit-elle dans le champ de la mémoire ? Comment est-elle capable de la stimuler ? de la transformer ? Ou bien, au contraire, comment est-elle victime de ses caprices ou de ses intermittences ? Pour tenter de répondre à ces questions - et à beaucoup d'autres -, Michel Pastoureau nous propose un journal chromatique s'étendant sur plus d'un demi-siècle (1950-2010). Souvenirs personnels, notations prises sur le vil, propos débridés, digressions savantes ou remarques propres à l'historien : ce livre retrace l'histoire récente des couleurs en France et en Europe. De nombreux champs d'observation sont parcourus ou évoqués : le vocabulaire et les laits de langue. la mode et le vêtement, les objets et les pratiques de la vie quotidienne. les emblèmes et les drapeaux, le sport, la littérature. la peinture, les musées et l'histoire de l'art. Ce journal, tour à tour ludique, poétique et nostalgique, est à la fois celui de l'auteur et celui de nos contemporains. Nous vivons dans un monde de plus en plus coloré où la couleur reste un lieu de mémoire, une source de plaisirs et, plus encore, une invitation au rêve.
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La carte et le territoire |
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Michel Houellebecq, éd. Flammarion Prix Goncourt 2010 Si Jed Martin, le personnage principal de ce roman devait vous en raconter l'histoire, il commencerait peut-être par vous parler d'une panne de chauffe-eau, un certain 15 décembre. Ou de son père, architecte connu et engagé, avec qui il passa seul de nombreux réveillons de Noël. Il évoquerait certainement Olga, une très jolie Russe rencontrée au début de sa carrière, lors d'une première exposition de son travail photographique à partir de cartes routières Michelin. C'était avant que le succès mondial n'arrive avec la série des 'métiers ', ces portraits de personnalités de tous milieux (dont l'écrivain Michel Houellebecq), saisis dans l'exercice de leur profession. Il devrait dire aussi comment il aida le commissaire Jasselin à élucider une atroce affaire criminelle, dont la terrifiante mise en scène marqua durablement les équipes de police. Sur la fin de sa vie il accédera à une certaine sérénité, et n'émettra plus que des murmures. L'art, l'argent, l'amour, le rapport au père, la mort, le travail, la France devenue un paradis touristique sont quelques-uns des thèmes de ce roman, résolument classique et ouvertement moderne.
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Virginie Despentes, éd. Grasset Prix Renaudot 2010 Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu. La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent, engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l'a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint à Barcelone cette mère qu'elle n'a jamais connue ? Le mieux pour Lucie serait de faire équipe avec la Hyène, une 'privée 'aux méthodes radicales, une femme puissante, au corps souple plein d'une violence qui s'exprime par saccades : moyennant finances et aussi par amusement, La Hyène accepte le marché. Voici les collègues mal appariées, l'une lesbienne volcanique, l'autre hétéro à basse fréquence qui traversent la France et l'Espagne jusqu'à Barcelone à la recherche de la petite fugueuse.
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Jérôme Ferrari, éd. Actes Sud Prix France Télévision 2010 1957, Alger. Le capitaine André Degorce retrouve le lieutenant Horace Andreani avec lequel il a affronté l'horreur des combats puis de la détention en Indochine. Désormais, les prisonniers passent des mains de Degorce à celles d'Andreani, d'un tortionnaire à l'autre : les victimes sont devenues bourreaux. Autour de Tahar, figure étonnamment christique de la rébellion, les deux hommes devront trouver les armes pour affronter leurs trahisons intimes. |
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Sofi Oksan, Stock Prix Femina étranger 2010 ce roman virtuose confronte une Russe et une Estonienne en proie à un passé douloureux qui va les unir. À travers leur histoire, elles mettent en lumière la résistance féminine durant l’occupation soviétique. Histoires tues, destins bâillonnés, peur et honte s'infiltrent dans ce récit qui dérange, captive et ne s'oublie pas. |
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Parle-leur de batailles, de rois et d’éléphants |
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Mathias Enard, éd.Actes Sud Prix Goncourt des lycéens 2010 13 mai 1506, un certain Michelangelo Buonarotti débarque à Constantinople. A Rome, il a laissé en plan le tombeau qu'il dessine pour Jules II, le pape guerrier et mauvais payeur. Il répond à l'invitation du Sultan qui veut lui confier la conception d'un pont sur la Corne d'Or, projet retiré à Léonard de Vinci. Urgence de la commande, tourbillon des rencontres, séductions et dangers de l'étrangeté byzantine, Michel-Ange, l'homme de la Renaissance, esquisse avec l'Orient un sublime rendez-vous manqué. |
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